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Mon expérience : La prépa littéraire

Bonjour à tous !

Cela fait un bon moment que je n’ai rien posté sur le blog par manque d’inspiration et de motivation. Pourtant, cela fait un moment que je souhaite partager mon expérience concernant mes études, notamment la classe préparatoire, car je sais que beaucoup de futurs préparationnaires angoissés par leur rentrée sont à l’affût de la moindre petite information à grappiller sur le sujet. J’avoue avoir beaucoup réfléchi à la forme que je souhaitais donner à cet article : témoignage, conseils, méthodes de travail, organisation etc. Après plusieurs essais assez peu concluants, j’ai décidé de simplement vous partager mon expérience de la classe prépa, parce que toutes les expériences, si elles peuvent être éclairantes, sont différentes. Je tiens particulièrement à ce que vous notiez ce dernier point : ce que je vais vous raconter est ce que j’ai vécu, et non ce que vous allez vivre. Prenez cela comme l’esquisse d’un dessin que vous allez vous-même réaliser durant les deux ou trois prochaines années à venir. Mais trêve de bavardages, place au récit !

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Onisep

Je peux d’ores-et-déjà vous dire que j’ai effectué une scolarité tout à fait normale/banale. Élève aux résultats relativement moyens (entre 12 et 14 de moyenne selon les années), je suis passée par la primaire, le collège et le lycée général. J’ai passé un baccalauréat littéraire où j’ai été reçue avec la mention bien (et un 6/20 en histoire-géo, comme quoi tout est possible !) avant de m’orienter vers une classe préparatoire littéraire. Qu’on se le dise tout de suite : ce choix n’était absolument pas mûrement réfléchi ou prémédité. A l’origine, je me destinais à un petit avenir tranquille en fac d’anglais, ayant toujours eu une passion sans bornes pour les langues. Pourtant le destin en a voulu autrement.

Sur les conseils trèèès appuyés de mon professeur principal de l’époque qui semblait voir en moi son successeur potentiel (elle avait elle-même suivi une prépa étant étudiante), j’ai tenté ma chance sur APB en postulant en classe préparatoire littéraire. Je n’espérais pas être prise, considérant que les prépas étaient réservées à une élite à laquelle, avec mon petit 13-14 de moyenne, je ne faisais pas partie.

Sauf que j’ai été acceptée. Après quelques instants de joie intense mêlée à une panique tout aussi intense, j’ai compris que j’allais pouvoir me la péter (« bah moi écoute, j’suis prépa, voilà voilà ») et que j’allais en chier galérer à mort pendant deux ans. C’est grisant et terrifiant à la fois. Le ton est d’ailleurs très rapidement donné : à moi la vingtaine de livres à lire pendant l’été et les exposés à préparer !

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Source : Yesyoukhâgne

Septembre arrive enfin, et pour moi tout est nouveau : nouveau lycée, nouvelle ville, premier appartement. Je fais rapidement connaissance avec mes nouveaux camarades, tout le monde est un peu anxieux. Les professeurs se présentent et donnent le ton : pendant ces deux années nous allons bosser dur et ceux qui ne pourrons pas tenir la cadence partiront. S’ils ont l’air globalement bienveillants, la pression se fait déjà ressentir.

Tout s’enchaîne alors rapidement : les cours, les devoirs, les khôlles (oraux individuels avec les professeurs de chaque matière dans les conditions du concours) et les concours blancs. Il faut tenir le rythme et les premières fatigues se font ressentir. La semaine débute le lundi à 8h00 et ne se termine que le samedi à 14h00. Le soir, après les cours, il faut encore travailler car les devoirs pleuvent et les cours s’accumulent. Il est important d’avoir une bonne organisation lorsque l’on intègre une prépa, ainsi qu’une hygiène de vie irréprochable pour pouvoir tenir la cadence. Je ne saurais que trop vous recommander d’avoir un planner ou un agenda semainier afin de pouvoir noter toutes les choses que vous devez faire et avoir une vue d’ensemble sur votre semaine en cours ou à venir.

Mais si les cours seront le pilier de vos années prépa, il ne faut pas pour autant vous négliger. Pensez à vous administrer un peu de temps pour vous, pour sortir de temps à autre, mais aussi plus essentiellement pour manger, dormir, vous aérer l’esprit. Cela peut vous paraître essentiel mais en rentrant en prépa c’est quelque chose que l’on met vite de côté. Pourquoi dormir alors que l’on possède une nuit entière supplémentaire pour rédiger sa dissertation ? On entre rapidement dans un cercle vicieux et il est très difficile d’en sortir. Pour rester à jour on se prive de sommeil, de nourriture, de loisirs et les conséquences sur notre productivité sont immédiates.

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Source : Yesyoukhâgne

Je me rappelle avoir pris conscience de cela assez tard, pendant ma khâgne (deuxième année de prépa lettres). Un jour, j’avais cours toute la matinée entre 8h00 et midi, puis une khôlle à 12h30 (et en conditions de concours les khôlles de lettres durent 1h30 – temps de préparation et de passage compris -). J’ai alors décidé de sauter le repas de midi pour avoir le temps de bien réviser avant mon oral, et je n’avais rien mangé le matin car à cette époque je ne prenais pas toujours de petit-déjeuner. J’ai commencé à me sentir mal au milieu de ma khôlle : sueurs froides, étourdissements, j’avais l’impression de n’être plus que l’ombre de moi-même. Mais pas le temps de chômer : à 14h j’avais un examen d’espagnol.

A la fin de cette journée je me suis regardée dans le miroir et ne me suis pas reconnue. Les poches sous mes yeux étaient bleues, mon visage était blanc et mes traits saillants. Je ne savais plus ce que je faisais ni pourquoi je le faisais. C’est là que j’ai pris conscience qu’il fallait agir rapidement. Je ne saurais donc que trop vous conseiller de prendre soin de vous car si vous êtes bien dans votre corps vous serez bien mieux dans votre tête et prompts à travailler plus efficacement.

Il y aurait bien évidemment encore beaucoup de choses à dire sur mon expérience en hypokhâgne et en khâgne, mais le plus important sera votre propre expérience. Mon article se voulant assez global, beaucoup de points n’ont pas été abordés ou en filigrane (khôlles, organisation des cours, concours et programmes ainsi que la vie de classe). Si vous avez des questions sur le sujet, n’hésitez pas à me les poser et je vous répondrai du mieux que je le peux.

J’espère en tous cas que ces quelques mots vous aurons un peu renseigné sur le sujet sans trop vous alarmer non plus car ce n’est pas l’objectif. Sachez que si vous êtes déterminés, travailleurs, organisés et ambitieux, vous allez nécessairement réussir. Si ce n’est pas le cas, vous apprendrez. Et n’oubliez pas : il y a une vie après la prépa. Et les étudiants qui n’intègrent pas Normale Sup’ sont également promis à un bel avenir.

Bonnes vacances et bon courage aux futurs préparationnaires !

Barbara

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